Synthèse de la publication
Thermal water and hydrotherapy in XIXth century dermatology
Jean-Louis Alibert (1768-1837), Pierre-Alphée Cazenave (1802-1877) et Ferdinand von Hebra (1846-1880) comptent parmi les noms les plus célèbres de la dermatologie du XIXe siècle. Tous trois s’intéressaient de près à l’hydrothérapie et aux eaux minérales.
Jean-Louis Alibert appréciait particulièrement les eaux sulfureuses des Pyrénées, pour le traitement de la quasi-totalité des maladies inflammatoires : le psoriasis, l'eczéma chronique, et même les maladies capillaires ou les chéloïdes. Le recours aux eaux minérales revenait souvent dans ses travaux, notamment ces deux ouvrages phares Description des Maladies de la peau (1806) et Clinique de l'Hôpital Saint-Louis (1833). Aux patients qui ne pouvaient pas se déplacer et séjourner dans les stations thermales, il recommandait l’utilisation d’eaux artificielles préparées par des pharmaciens à Paris, et formulées à base d’eau et de minéraux pour obtenir une composition proche des eaux thermales naturelles.
Vers 1850, Pierre-Alphée Cazenave a également eu recours aux eaux minérales et à l’hydrothérapie, et notamment aux eaux sulfureuses. À Vienne, Ferdinand von Hebra était de son côté plus réticent à l’utilisation des eaux minérales car, selon lui, le temps passé dans les bains était plus bénéfique que la composition de l’eau elle-même. Adrien Doyon (1827-1907), traducteur d'Hebra et dermatologue à Uriage, dans les Alpes, n’était pas de cet avis. L’hydrothérapie moderne appliquée à la dermatologie s'inscrit clairement dans cette tradition du XIXe siècle.
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