Rougeurs persistantes sur le visage
- Dermatose de la face
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Le cas clinique
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À vous de jouer !
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Co-prescription et conseils
Présentation du cas clinique
Madame G. 55 ans, consulte pour des rougeurs persistantes sur le visage depuis plusieurs mois. Elle se plaint de brûlures occasionnelles et de "boutons" sur le nez, les joues et le front. À l'examen, vous notez un érythème central du visage, des télangiectasies marquées sur le nez et les joues, ainsi que quelques papulo-pustules disséminées. Les sillons nasogéniens sont relativement épargnés et il n'y a pas de squames grasses. Elle rapporte que l'alcool et les plats épicés aggravent ses rougeurs.
À vous de jouer
Quel est votre diagnostic ?
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Diagnostic probable
Le diagnostic est une rosacée (probablement de type érythémato-télangiectasique et papulo-pustuleuse). Nous avons ici une absence de squames grasses et présence des télangiectasies, des papulo-pustules et des épisodes de flushing déclenchés par la chaleur, l'alcool, ou les aliments épicés très caractéristiques de cette maladie.
De plus, dans une rosacée, l’érythème et les lésions ont souvent une localisation centrale (nez, joues, front, menton).
Les sillons nasogéniens sont souvent épargnés.
Explications des mauvaises réponses
- Folliculite : Elle peut être sceptique ou aseptique et souvent sans desquamation. Elle se manifeste sous forme de pustules troubles à l’orifice du follicule pilo-sébacé. On retrouve souvent plusieurs cheveux dans la même folliculite donnant un aspect typique de cheveux de poupées, on appelle cela la folliculite de Quinquand.
- Dermite séborrhéique : Présente des squames grasses, jaunâtres et plus adhérentes, moins délimitées et plus diffuses. On peut la retrouver au niveau des zones séborrhéiques (lisière du cuir chevelu, sillon nasogénien, sourcils, barbes…)
Traitement
Utilisation de traitement topique à caractère antiparasitaire, antibiotique ou encore kératolytique pour traiter les papulo-pustules et l’érythème.
De plus, pour limiter les crises, il est primordial d’éviter les facteurs déclencheurs de type alcool, plats épicés, boissons chaudes, exposition excessive au soleil ou températures extrêmes.
Utiliser des protections solaires.
Message de l'expert
Si la rosacée est sévère, résistante ou si elle évolue vers un rhinophyma ou des atteintes oculaires sévères, un avis dermatologique est nécessaire afin de discuter d'autres options thérapeutiques (traitements oraux, laser pour les télangiectasies).
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